Indispensable protection du bâtiment, la charpente doit être examinée en priorité lorsqu’il s’agit d’entreprendre une rénovation. Selon son état, il faudra peut-être en entreprendre le nettoyage, la restauration ou le remplacement complet.

Faire le point sur l’état existant

L’examen de la toiture commence par l’extérieur si la hauteur de la maison l’autorise. La présence d’un peu de mousse sur la couverture n’est que le signe d’un entretien insuffisant. Par contre, si cela est généralisé sur l’ensemble de la couverture, les mousses peuvent en révéler la porosité. La toiture doit alors être examinée par un professionnel pour déterminer si un nettoyage et une imperméabilisation peuvent suffire ou si le remplacement du matériau de couverture est indispensable.

De l’extérieur, on peut également évaluer l’état des chéneaux et des gouttières, ainsi que celui des souches de cheminée. Des traces sur les murs des façades peuvent révéler des fuites de chéneaux et la moindre fissure sur une souche doit en déclencher un examen attentif. Certaines toitures anciennes affichent une déformation en « fer à cheval » qui n’est pas forcément inquiétante car elle a pu se stabiliser depuis longtemps. L’important est de vérifier l’état de la charpente, par l’intérieur cette fois. Elle ne doit présenter aucun signe de maladie.

A l’intérieur, il faut s’assurer qu’il n’y ait pas la moindre trace d’humidité sur les murs, signe d’un défaut d’étanchéité du toit, qui peut être ponctuel et facile à résoudre. Enfin, quand les pentes de toit déjà isolées rendent la charpente inaccessible, il est essentiel de savoir quelle est l’isolation existante (matériau, épaisseur, ancienneté...) et de connaître la date du dernier entretien.

 

La remise en état d’une toiture récente ou ancienne

Quand la toiture est récente, le décapage chimique peut être envisagé mais il ne fait que faciliter le démoussage manuel qu’il ne remplace pas. Le nettoyage d’une toiture ancienne, quant à lui, doit être effectué manuellement, sans décapant chimique ni nettoyeur haute pression, l’un et l’autre risquant d’endommager les tuiles existantes.

Concernant la dépose de la couverture existante, il est important de savoir que la quasi-totalité des ardoises artificielles d’avant 1996 contiennent de l’amiante et que leur dépose et leur évacuation doivent obligatoirement être effectuées par une société spécialisée.

La rénovation lourde de la toiture offre l’opportunité de réaliser une isolation extérieure plus performante qu’une isolation intérieure.

 

Les aides à la rénovation de toiture

Les particuliers peuvent percevoir de nombreuses aides pour la rénovation d’une toiture prenant la forme de subventions ou d’un crédit d’impôt. Il est également possible de bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro afin de financer les travaux par emprunt sans payer d’intérêts. Ce dispositif permet de financer plusieurs types de travaux comme une amélioration de l’isolation, mais aussi des travaux « induits » comme le remplacement des tuiles ou la réfection de l’étanchéité, dès lors que ceux-ci sont essentiels pour la pose de l’isolation.

Dans le cadre des certificats d’économie d’énergie, les fournisseurs d’énergie en France sont tenus de proposer certaines aides aux particuliers qui réalisent des travaux d’économie d’énergie. Renforcer l’isolation de la toiture fait partie des travaux éligibles à ces « primes énergie » qui peuvent faire baisser la facture sensiblement.

Une subvention est en place pour la rénovation de toiture : l’Anah (Agence nationale de l’habitat).

Elle propose des subventions directes pour les ménages modestes, prenant en charge certains travaux spécifiques qui concernent la salubrité de la maison : travaux de renforcement de la charpente, travaux visant à mettre fin à des problèmes d’étanchéité dans la toiture. L’Anah finance aussi des travaux d’amélioration de la performance thermique pour réduire la précarité énergétique, dont l’amélioration de l’isolation de la toiture et des combles fait partie. 

Les montants peuvent atteindre 20 000 € pour une rénovation énergétique, 50 000 € pour des travaux lourds sur logements indignes. Des plafonds de ressources sont bien sûr appliqués, et le logement concerné doit avoir plus de 15 ans. Les collectivités locales proposent des subventions pour la rénovation de façades et de toitures, dont les critères d’acceptation varient beaucoup d’une ville ou d'une région à l’autre. Vérifiez sur le site de l’Espace Info Énergie de votre ville.

Comment bénéficier d’un crédit d'impôt pour rénover sa toiture ? Si les travaux de rénovation sont associés à un renforcement de l’isolation de la toiture, alors dans ce cas précis, il est possible de bénéficier du CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique)

Celui-ci peut couvrir jusqu’à 30 % des frais après déduction des autres aides à condition de respecter les plafonds de ressources en vigueur, et de faire appel à des artisans certifiés. 

Seuls les frais avancés pour l’isolation sont concernés par le crédit d’impôt, les autres travaux de toiture non. Les travaux d’isolation peuvent également bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 % qui sera appliqué par l’artisan.